mercredi 29 février 2012

Google+ subit à nouveau les foudres de la presse

Une fois n'est pas coutume, je réagis à un article lu par hasard dans la presse numérique de cette semaine au sujet de Google+. Bien que le phénomène de dénigrement un peu facile ait été assez général, un des articles que j'ai pu lire a particulièrement attiré mon attention. Article que je n'ai toujours pas réussi à commenter par ailleurs (car je ne suis pas membre ).

Dans cet article de trois page de Capital.fr ( que je vous invite à lire par vous même ), j'ai dénombré un certain nombre d'attaques, faciles et gratuites, que je me permettrai de commenter bien que mon degré d'analyse doit être bien inférieur à celui d'un journaliste de capital.fr


Un début d'article percutant

" Quelle arrogance ! Le géant de Mountain View a cru, en juin 2011, pouvoir lancer son réseau social à l’économie. Sans innovation majeure et sans faire de pub. Résultat : un loupé magistral. Le troisième en peu de temps. "

Une introduction qui donne rapidement le ton de l'article, ce dernier va être cinglant. Et pourtant c'est mal connaître Google. Loin d'être arrogant, ce dernier essaye des choses, en réussit certaines et abandonne d'autres projets trop en avance ou pas assez intéressants pour le grand public.

Deuxièmement, comment affirmer que Google+ n'a apporté aucune innovation majeure alors que quelques jours après le lancement des Cercles, le grand et puissant Facebook copiait cette fonctionnalité. 

Comme le précise l'article, Google n'a bien sûr fait aucune publicité.. Car il est vrai qu'une flèche animée qui invite à découvrir le service sur un des moteurs de recherche les plus fréquenté au monde.. ça ne représente au final pas grand chose. De même que les récentes campagnes de pub télévisuelle n'ont pas dû être un réel effort d'investissement de la part de la société...


Un article de fond

" Après un démarrage prometteur, Google Plus compte à peine 60 millions de membres "

Oui.. non.. Euh.. ami journaliste, t'arrive-t-il de lire la presse parfois ?
A titre informatif, Google+ c'est près de 90 millions de membres et ce, comme indiqué dans l'article, en 8 mois seulement, dont un mois ou le site était en version Beta sur invitation seulement. Le site a connu un taux d'adhésion bien supérieur à celui de Facebook ou même Twitter.
Alors effectivement en comparaison de Facebook qui a réunit 800 millions de membres en 6 ans, Google+ qui n'en a réunit que 90 millions en 8 mois.. On peut dire que c'est un échec retentissant !
Google devrait avoir honte d'avoir sorti un service aussi calamiteux.


" Et encore, les apparences sont trompeuses : selon une étude publiée par le cabinet Bime, seuls 17% des inscrits sur Google Plus seraient actifs. Les autres auraient tout bonnement déserté le site après avoir enregistré leur profil pour essayer."

D'accord, c'est une remarque intéressante. Mais qu'en était-il de Facebook après 8 mois de création ?
Le site pouvait-il se vanter de garder les utilisateurs deux heures durant ? Et quand bien même, Facebook s'est développé de connaissance en connaissance, attirant à chaque fois les amis des amis des amis .. Au contraire, Google+ a procédé à un lancement mondial. Nombreux sont ceux qui ont été intéressé par le nouveau réseau sans pour autant y retrouver des amis ou de la famille.
Mais comme dit le proverbe: petit à petit, l'oiseau fait son nid
Et c'est là que la stratégie de Google est importante. Google+ n'est pas un produit supplémentaire parmi tous ceux du géant. C'est le lien qui fait de Google un tout, un entité, quelque chose de construit, et même la raison qui fait qu'à peine un an après la sortie du réseau, Google revoit sa politique de confidentialité en regroupant le tout en une seule charte.
Il n'a jamais été prévu de détrôner Facebook. Ce serait un plus évidement, mais le but est simplement de proposer une alternative cohérente, compétitive et que cette dernière ne soit pas qu'un service mais bien ce qui fera de Google un plateforme.


Fidèle à sa philosophie d'entreprise

Je le répète, Google a connu des ratés.. et alors ?

Orkut ne marche qu'au Brésil et en Inde: c'est exact. Mais au lieu de voir cela comme un point négatif, voyons plutôt le bon coté des choses. Google a su s'imposer dans ces deux pays et pourra enrichir l'expérience Google+ avec ce réseau social. De plus, il est dans ces pays un alternative à Facebook, un réel concurrent. Ce site est donc source de revenus publicitaires supplémentaire. En quoi est-ce un échec ?

Wave a été abandonné. Encore exact. Cela n'empêche pas que Wave était un excellent produit pour le travail collaboratif. Et même s'il est vrai que ce dernier était un peu compliqué au démarrage, il offrait de réelles possibilités. Enfin, les outils développés dans ce service se verront peut-être implémentés petit à petit dans Google+. C'était en quelque sorte un investissement pour l'avenir..


" Mais comment Google a-t-il pu louper un nouveau lancement ? Principale explication : la suffisance. Au lieu de mettre en ligne un site impeccable, les experts de Mountain View se sont contentés de proposer un produit inachevé. Une version bêta, comme on dit sur le Web. «C’est sympa quand il s’agit d’une start-up qui démarre. Mais on attend davantage de Google…», soupire un investisseur. "

Comment peut-on lire une phrase pareille. Les services de Google ont toujours été lancé en Beta car c'est une philosophie d'entreprise. Cela permet de faire évoluer le produit avec le temps et avec l'aide et les conseils des utilisateurs. Cela n'a rien d'une suffisance. GMail est resté plusieurs années en Beta, et encore aujourd'hui de nombreuses fonctionnalités sont proposées dans les Labs GMail. Et c'est d'ailleurs ce qui fait du service mail un service complet, efficace ( et un des meilleurs dans ce domaine ).
Et même si je n'ai pas les chiffres en tête, je crois me souvenir que Google+ compte déjà plus de 200 améliorations depuis son lancement, dont les jeux, les pages entreprises etc... Un produit qui ne cesse de s'améliorer au fil du temps contrairement à Facebook qui devient un fouillis sans nom.
Si cet investisseur n'a pas compris la philosophie de Google, peut-être devrait-il réévaluer ses investissements..


Je ne m'étendrais pas sur la dernière page qui fait état d' " erreurs " qui ont depuis longtemps été corrigées telles que les pages entreprises, leur gestion par plusieurs personnes...


Conclusion

Les articles sur " la mort de Google+ " rejoignent donc le cercle très fermé des articles qui font le buzz périodiquement en compagnie de " Facebook et la controverse des données personnelles ", " le marché des netbooks va s'effondrer " et " Yahoo déposera sûrement le bilan cette année " ( Notez qu'avec RIM, ça marche aussi ). En conclusion, il n'y a donc en soi pas de raison de s'inquiéter sur l'avenir de Google+. 
Ce sont les nouveautés à venir et les utilisateurs qui décideront de son sort.